La dialyse péritonéale à domicile

 

Cette technique se fait à domicile, si besoin avec l’assistance d'une tierce personne (un proche par exemple) ou d’un(e) infirmier(e) libéral(e). Elle utilise le péritoine comme filtre.

 

Deux modalités sont possibles :

    • la Dialyse Péritonéale Continue Ambulatoire (DPCA) qui nécessite plusieurs renouvellements quotidiens de poches
    • la Dialyse Péritonéale Automatisée (DPA) pour laquelle les échanges de poches sont réalisés automatiquement la nuit à partir d’un générateur (cycleur)

 

Ce générateur injecte un liquide (le dialysat) dans la cavité péritonéale grâce à un tuyau souple (le cathéter). Les échanges entre le dialysat et le sang à travers le péritoine permettent d'éliminer les déchets et l'eau en excès. 

 

Une prise en charge en EHPAD est également possible. 

Ce traitement s’adresse au patient :

    • dont l’état de santé le permet, sur indication d'un médecin néphrologue
    • autonome dans son traitement, capable d'assurer tous les gestes nécessaires au traitement et notamment, de se connecter seul ou avec l’aide d'une tierce personne ou d’un(e) infirmier(e) libéral(e)
    • disposant d'une pièce permettant de réaliser les séances de dialyse dans de bonnes conditions d'hygiène et d'asepsie et équipée d'un point d'eau
    • disposant également d'un local de stockage pour les produits pharmaceutiques et le petit matériel nécessaire à la dialyse
    • dont le domicile est accessible facilement pour les livraisons

 

Un des principaux risques est celui d’une infection microbienne au moment des changements de poche. Le patient devra donc respecter les règles d’hygiène qui lui seront communiquées.

 

Avant l’installation à domicile :

    • l’équipe médicale de l’AURA Poitou-Charentes valide la capacité du patient à assurer son traitement à son domicile, assisté par une tierce personne ou un(e) infirmier(e) libéral(e) formé(e)
    • le médecin et les infirmier(s) de formation valident la conformité du local, dans lequel seront effectuées les dialyses, aux règles d’hygiène et d’asepsie
    • le pharmacien valide les bonnes conditions de stockage des matériels et dispositifs médicaux au domicile du patient ainsi que le circuit logistique qui permettra les livraisons de matériel

 

Après validation par les équipes de l’AURA Poitou-Charentes :

    • un cathéter de dialyse péritonéale est posé au patient sous anesthésie (locale ou générale)
    • le patient et la tierce personne sont formés à cette technique de dialyse en centre hospitalier pendant une à deux semaines en moyenne
    • selon la technique choisie (DPA ou DPCA), un générateur de dialyse péritonéale est installé au domicile du patient

 

Pendant la durée du traitement :

    • le patient se dialyse avec l’aide d'une tierce personne ou de l’infirmier(e) libéral(e)
    • rythme des dialyses : 3 à 5 échanges de poches par jour en journée pour la dialyse péritonéale continue ambulatoire (DPCA) ou la nuit pour la dialyse péritonéale automatisée (DPA)
    • horaires de dialyse : flexibles
    • le patient bénéficie d’une assistance téléphonique médicale, paramédicale, pharmaceutique, logistique et technique
    • il est vu en consultation médicale par un néphrologue régulièrement

    • la pharmacie de l’AURA Poitou-Charentes assure la livraison des produits pharmaceutiques et du petit matériel
    • la maintenance du matériel médical est assurée par le service technique biomédical de l'établissement

 

Prise en charge des frais :

    • les frais d'installation sont pris en charge par l'AURA Poitou-Charentes
    • la dialyse est remboursée par l’assurance maladie à l'établissement
    • un remboursement forfaitaire des frais d'électricité, d'eau et de téléphone est versé au patient chaque mois
    • une indemnité « tierce personne » peut être versée, sauf recours à un(e) infirmier(e) libéral(e)

 

Vie quotidienne et dialyse péritonéale

La dialyse péritonéale n’est pas fatigante car elle ne provoque pas de chute tensionnelle. Il est facile d’adapter les horaires des échanges de dialyse à l’activité professionnelle.

 

La plupart des sports sont possibles, à condition de ne pas entrainer de fatigue excessive et de prendre certaines précautions.

 

L'avis préalable du médecin néphrologue est nécessaire.